La pollution lumineuse dérègle le rythme naturel des espèces

L’éclairage artificiel nocturne a toujours été d’une grande aide pour l’Homme, que cela soit pour des travaux en tout genre ou simplement pour le confort familial. Actuellement, ce confort est devenu une pollution lumineuse qui nuit à la survie de la faune et de la flore.

Avec une augmentation de 2 % par an, la pollution lumineuse commence sérieusement à inquiéter les dirigeants mondiaux. En effet, 83 % de la population mondiale ne connaît plus de nuit noire, et 60 % des Européens ne distinguent plus la Voie Lactée.

Malgré une réaction tardive, plusieurs recherchent tendent à restaurer l’obscurité dans des zones clé afin de prévenir d’éventuels bouleversements écologiques.

Des espèces nocturnes désorientées

insectes piégés dans les lampadaires

Les espèces nocturnes adoptent deux types de comportement suivant leurs instincts naturels. On retrouve ceux qui s’orientent grâce à la lumière de la lune et des étoiles. C’est pour cela que l’on voit des insectes ou des oiseaux prisonniers des lampadaires, parce qu’ils sont désorientés. C’est le phototactisme positif.

On trouve également des espèces nocturnes qui évitent la lumière, par peur d’être découvert ou d’être mangé. Pour ces derniers, un espace lumineux constitue une barrière infranchissable qui limite ses déplacements et son habitat. C’est le phototactisme négatif.

Les insectes piégés dans les lampadaires profitent aux chauves-souris, par exemple. Cela déséquilibre les relations entre proies et prédateur, avec un niveau de prédation plus élevé qu’en temps normal.

D’un autre côté, les chauves-souris, qui recherchent l’obscurité pour la reproduction ou l’hivernage, peinent à trouver un endroit convenable. Les arbres sont également victimes de ce dérèglement, car des études ont révélé une perte de feuille tardive et une ouverture précoce des bourgeons.

La pollution lumineuse menace les poissons-clowns

poissons-clowns

Ce sont des chercheurs australiens qui ont découverts que la pollution lumineuse affectait l’éclosion des poissons-clowns. Popularisés grâce au film d’animation Le Monde de Nemo, les poissons-clowns, qui vivent généralement dans les récifs coralliens, font face à un grand danger : la lumière artificielle.

Ces chercheurs de l’université de Flinders ont découvert que la pollution lumineuse se concentre sur le littoral bordant les récifs de corail. Effectivement, les constructions sur les ports et les docks, les navires de croisière et les hôtels flottant, sont à l’origine de cet excès de lumière artificielle sur cette zone.

L’étude portait sur 10 couples de poissons reproducteurs, dont 5 sont soumis à un éclairage naturel, et 5 autres sont soumis à une situation d’éclairage de la surface pendant la nuit, avec une lumière LED. Les femelles de chaque groupe ont toutes pondu des œufs, qui ont été fécondé par les mâles.

Malheureusement pour le groupe soumis à la lumière artificielle la nuit, l’éclosion, qui devait avoir lieu le huitième jour, a échoué. Aucune progéniture n’a vu le jour, car aucun œuf n’a éclot.

Les chercheurs ajoutent que « ces œufs n’ont jamais expérimenté l’obscurité, qui pourrait être un repère nécessaire pour déclencher l’éclosion ».

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