Nul n’est censé ignorer la loi et il est des mesures prises qui le sont d’autant plus lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Depuis l’arrêté de juin 1973, il est en effet obligatoire de porter un casque lorsque l’on est sur sa moto. En l’absence de casque, le motard encourt une amende de 135 euros, un retrait de trois points sur son permis de conduire, la possible immobilisation de son véhicule, mais aussi une réduction de l’indemnisation de son assurance. Et, depuis janvier 2006, il se doit de l’attacher au risque d’encourir là encore des sanctions. Dans le cas contraire, le motard s’expose alors à une amende allant de 90 à 375 euros ainsi que le retrait de trois points sur son permis de conduire. Du coup, mieux vaut opter pour un casque ! 

Mais voilà, faire un choix parmi toutes les déclinaisons possibles n’est pas évident. Gros plan donc sur les principaux critères à prendre en compte pour choisir son casque. 

Catégories de casque

Tout d’abord, avant toute chose, les plus grandes marques proposent trois types de casque moto : le « casque jet », « le casque intégral » et le « casque mixte ». Bien entendu en fonction de l’usage que l’on fait de sa moto, il convient d’opter pour l’un ou l’autre modèle. 

Le casque jet est léger, il offre une bonne visibilité, une bonne aération très appréciable pendant l’été, mais reste toutefois réservé à un usage plutôt citadin en dessous de 50 km/heure. En effet, sa prise au vent reste faible et n’assure pas une protection optimale à l’avant du visage en cas de chute. Esthétiquement parlant, seuls les modèles les plus onéreux le sont. 

Le casque intégral est idéal pour les longues distances et reste une protection absolue en cas d’accident, car il protège dans on intégralité tout le visage, mâchoire compris. 

Il existe également le casque mixte. Un modèle modulable qui permet de combiner une utilisation aussi bien sur route qu’en ville. Seul bémol, c’est un modèle de casque plus lourd que les précédents. 

Dans tous les cas, il faudra opter pour le modèle de casque moto en fonction de l’usage que l’on en fait, mais surtout veiller à ce qu’il tombe bien sur la tête. À l’image d’une paire de chaussures, le casque ne doit pas être trop grand au risque ne n’assurer aucune sécurité et de tomber tout seul dès la première bourrasque de vent venue. Le casque ne doit pas non plus être trop petit, la tête sera comprimée, des hématomes peuvent apparaître et surtout son port peut être plus que douloureux et entraîner une gêne à la conduite. Le casque idéal doit être légèrement serré et ne pas bouger lorsque l’on tourne la tête. Et pour le trouver, rien ne vautle tableau de correspondancepour trouver de la taille 4XS à 3XL, le casque idéal.

Normes du casque de moto

Quel que soit le casque choisi, ce dernier doit être homologué. Il peut s’agir de la « norme française NF » – étiquette verte cousue à l’intérieur du casque – quoique qu’obsolète mieux vaut lui préférer la « norme ECE », étiquette blanche là encore cousue à l’intérieur du casque. Il va sans dire que les autres étiquettes ne garantissent pas l’homologation du modèle.

Bien loin d’être superflue, cette petite étiquette apposée au niveau du casque garantit à celui qui le porte que ce dernier a fait l’objet de tests en laboratoire. Par conséquent, le casque de moto absorbe les chocs, assure la rétention jugulaire, évite le déchaussement notamment. Cas particulier, la protection de la mâchoire qui diffère d’un modèle de casque à l’autre. En effet, la lettre « J » sur l’étiquette E informe qu’il n’y a aucune protection maxillaire. C’est le cas notamment des casques de type jet ou demi-jet. Si les lettres « NP » sont stipulées, le casque modulable ne répond pas aux tests de protection de la mâchoire. Concernant la lettre « P », la protection maximale est intégrale, c’est le cas pour les casques intégraux. 

En parallèle, le casque doit également disposer de 4 bandes réfléchissantes. Quant au système d’attache, le plus performant et efficace est le double D, autrement appelé la boucle à double anneau. Seul dispositif autorisé pour un usage en circuit, il n’en reste pas moins le plus efficient. Bien sûr, pour un usage strictement urbain de sa moto, les boucles automatiques et micrométriques sont plus simples à l’usage.

Pour finir, même si le casque est un élément important, il convient également de bien s’équiper. Les gants homologués sont maintenant obligatoires tout comme le fameux gilet jaune à bandes auto réfléchissantes. Même si le blouson, les bottes/les chaussures, le pantalon ne le sont pas encore, il semble évident que ces derniers doivent comporter des protections pour minimiser l’impact en cas de chute et réduire à minima les éventuelles séquelles.