Depuis des mois, les candidats à la Présidentielle organisent des meetings, prennent la parole devant les médias, mais c’est depuis lundi que la campagne électorale a réellement débuté. Débats, affiches, temps de parole, sondages…

En vue de l’élection présidentielle du 23 avril, soit la date du premier tour du scrutin, les onze candidats dans la course à l’Elysée vont utiliser les grands moyens pour obtenir un maximum de voix de la part des citoyens Français. Toutefois, les règles vont subir quelques changements jusqu’au vendredi 21 avril à minuit.

« Egalité stricte » est de mise

Première règle d’or qui entre en vigueur : « l’égalité stricte » dans les médias, ce qui succède à « l’équité » du traitement médiatique. A partir du lundi 10 avril, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel contrôle l’égalité de la diffusion des commentaires, des déclarations et des écrits des candidats. En un peu plus clair, les passages à l’antenne seront programmés pour être identiques, notamment les tranches d’horaires.

L’apparition du drapeau Français interdite

Dans les clips de campagne, il sera désormais interdit de faire apparaître le drapeau français. Durant cette période, les candidats seront diffusés par les médias audiovisuels publics. Chaque prétendant a droit à 43 minutes du 10 au 21, soit, l’équivaut de 10 spots d’une minute trente et huit de trois minutes trente.

A noter que la CSA pourra sanctionner les médias qui ne respectent pas la règle. En revanche, le principe de l’égalité ne concerne pas la presse écrite et Internet.

Place à l’affichage soigné

Les affichages sauvages ne seront plus tolérés. Toutes les affiches électorales doivent être apposées sur les panneaux mis en place par les mairies. Chaque candidat peut y mettre deux affiches dont l’une énonçant ses déclarations, qui doit être la même sur l’ensemble du territoire et l’autre pour annoncer les réunions électorales.

A travers toute la France, 90 000 emplacements sont prévus indique le Conseil constitutionnel. Ainsi, tout affichage ne respectant pas ces consignes sera interdit. Il en est de même pour les affiches électorales sur papier blanc ou celles comprenant les trois couleurs emblématiques bleu, blanc, rouge… à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un groupe ou parti politique.

Avant chaque tour, un candidat est libre d’envoyer aux électeurs un texte de ses déclarations qui seront cependant disponibles en version sonore et électronique via le site de la commission nationale de contrôle de la campagne. Dès que la campagne présidentielle touche à sa fin, silence radio.

Enfin, les panneaux dédiés sont attribués suivant la liste des candidats élaborée par le Conseil constitutionnel par tirage au sort : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau et François Fillon.

Les restrictions qui font l’objet d’une amende

Le jour des élections, aucun résultat partiel ou définitif ne pourra être communiqué au public avant la fermeture du dernier bureau de vote. Dorénavant, cette interdiction est sanctionnée d’une amende de 75 000 € par la loi du 25 avril 2016 qui a renforcé les modalités de contrôle.

Enfin à compter du 21 avril à zéro heure, aucun sondage ne pourra faire l’objet d’une publication, diffusion ou d’un commentaire quel que soit le moyen utilisé. Celui qui enfreint cette loi devra également payer une amende de 75 000 euros. Il est à noter que les mêmes interdictions et restrictions sont effectives à tout message électoral publié sur Internet, que ce soit les réseaux sociaux ou autres.