Depuis ce week-end, la pollution a de nouveau atteint un pic de concentration élevé en raison de l’association du froid, de l’absence du vent et d’une situation anticyclonique. La préfecture de police se voit ainsi obliger de procéder à une circulation différenciée mardi et mercredi.

Cette dernière vise l’interdiction de circuler à l’intérieur de la zone délimitée par l’A 86. Elle concerne notamment les véhicules non classés et de classe 5 en se référant au classement Crit’Air. Ces derniers seront bannis du trafic en petite couronne de 5h30 à minuit, pendant deux jours d’affilé. Ce geste écologique a pour objectif de contrer la pollution aux particules fines.

La circulation différenciée est valable pour les régions suivantes : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. Outre cette initiative, les préfectures ont également mis en garde sur l’arrêt des feux de cheminée et l’interdiction de brûler des déchets verts. Sur la route, les voitures ne doivent pas rouler au-delà des 20km/heure. A Paris, Lyon et Villeurbanne, une circulation alternée des véhicules pairs et impairs s’applique depuis lundi.

Circulation différenciée ou alternée, quelle différence ?

Contrairement à la circulation alternée, la circulation différenciée est basée sur les vignettes antipollutions. Dans ce contexte, les véhicules les plus polluants n’ont pas le droit de circuler pendant un moment. Les voitures non éligibles à la vignette Crit’Air sont immatriculées avant 1997 et celles avec une vignette de classe 5 sont des diesels immatriculés entre 1997 et 2001.

A noter que le premier jour, bon nombre d’automobilistes n’étaient pas informés. Ils étaient assez nombreux à être amendés à hauteur de 22 € s’ils la règlent tout de suite. Vers 8 heures, près de cent voitures ont dû payer l’amende selon la préfecture de police. Une demi-heure plus tard, les contrevenants se faisaient rares sur l’un des points de contrôle, place d’Italie.

Il faut admettre que la circulation différenciée est plus juste et plus efficace par rapport à la circulation alternée. Puis, la mesure semble plaire à la masse, car seules les voitures polluantes ont été exclues de la circulation.

Le forfait antipollution

La circulation alternée marque également l’entrée en vigueur du forfait antipollution dans les transports communs. Le syndicat Île-de-France Mobilités (autrefois Stif) a mis en place un ticket au prix de 3,80 € valable toute la journée. Ces fameux tickets sont délivrés par les guichets automatiques dans toutes les zones, à savoir les métros, les bus et les RER. Ils sont même disponibles dans les gares SNCF du réseau francilien.

Il est à savoir que les vignettes sont obligatoires depuis le 16 janvier dans la capitale, mais on ressent un manque de pédagogie. Elles se caractérisent par un dégradé de 5 couleurs correspondant aux 5 niveaux de pollution allant du vert au marron. Les voitures plus anciennes étaient strictement interdites. L’amende oscille de 22 à 35 € selon le lieu et le type de véhicule.