Le problème des lèvres gercées concerne plus d’un quand vient l’hiver, notamment quand le froid frappe fort. A cette période, les baumes à lèvres ont la côte aussi bien chez la gent féminine que masculine. Le dernier numéro du magazine Que Choisir sème pourtant le doute chez les utilisateurs en révélant l’existence de substances nocives chez plusieurs marques de baume à lèvres.

10 marques identifiées par Que Choisir

Le mensuel a épinglé 10 marques de sticks labiaux dont la composition renfermerait des allergènes, des composés cancérigènes ainsi que des perturbateurs d’endocriniens. Un mélange « toxique en cas d’ingestion » pouvait-on lire dans le magazine.

Parmi les marques pointées, Que choisir cite Avène, Labello, Carmex, Boiron, La Roche-Posey, Le Petit Marseillais ou encore YvesRocher, toutes des enseignes qui inspirent le plus confiance. Des propos peut-être un peu exagérés qu’on a tenue à analyser avant de faire une croix sur ces baumes.

Des Mosh et Moah dans les baumes à lèvres

Pour son article, Que Choisir a sélectionné 21 baumes à lèvres proposées sur le marché français, mettant de côté dès le départ toutes celles qui figuraient déjà dans leur liste de référence.

Pour chaque produit, le mensuel a recherché la présence de « substances indésirables » dont  des « perturbateurs endocriniens », des allergènes, des hydrocarbures saturés d’huile minérale (Moshou ou Mineraloilsaturatedhydrocarbons) ainsi que des huiles d’hydrocarbures aromatiques d’huile minérale (Moah ou Mineraloilaromatichydrocarbons). Ce sont des huiles issues du pétrole brut qui constituent également les cires et les émollients utilisés pour éviter que le baume ne se casse en deux.

Les Mosh peuvent « s’accumuler dans l’organisme, notamment dans les ganglions lymphatiques et le foie » met en garde l’association des consommateurs UFC-Que choisir. « Pas rassurant. Quant aux seconds, ils sont tout simplement cancérigènes » révèle l’enquête. Pour ces derniers, les quantités retrouvées vont de 1à 41%, soit, un gramme pour 100 grammes de baume.

Une alerte exagérée !

Ces résultats publiés sont problématiques, vu que ces huiles minérales sont « a priori inoffensives lorsqu’elles sont appliquées sur la peau, peuvent avoir des effets nocifs lorsqu’elles sont ingérées ».

Pourtant, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation souligne que « dans les nombreuses études de toxicité chronique disponibles, y compris les études long terme, les Mosh n’ont pas montré de potentiel toxique particulièrement élevé ». La dose néfaste est évaluée au-delà de 19 milligrammes par kilo de poids corporel par jour, ce qu’un stick à lèvres ne pourrait jamais contenir. En outre, un baume à lèvres ne pèse même pas plus de 5 grammes.

En ce qui concerne les Moah, l’Agence sanitaire indique que « la rareté des données disponibles (…) sur les effets toxicologiques potentiels et l’exposition aux Moah ». De quoi rassurer les adeptes de baumes à lèvres.