La dernière affaire ayant eu lieu au Portugal avec la mort par noyade de six étudiants remet une fois de plus cette pratique sur le devant de la scène pour la condamner. En effet, le nombre de drames connus suite à ce genre d’évènements annuels ne cesse d’augmenter.

Un rite de passage barbare

La tradition du bizutage

Consistant en grande partie à des activités qui ridiculisent les nouveaux venus, les mettent dans un état de soumission ou testent leurs limites, le bizutage ressemble à une session qui n’a plus rien d’un jeu. En effet, trop de situations extrêmes ont été rencontrées pour qu’on puisse éluder le problème.

De la prise massive d’alcool menant à des comas ou des morts, de la prise de drogue, des actes de nudité voire pornographiques, le bizutage prend plutôt une tournure de grand défouloir pendant lequel une poignée d’anciens font subir tous leurs fantasmes malsains à ces jeunes étudiants.

Un droit d’étudier librement ?

La tradition du bizutage Au-delà de l’horreur de toutes les pratiques qu’on peut rencontrer pendant cette séance d’humiliation collective, le sens du bizutage prend alors une tournure pour le moins dangereuse.

En effet, les nouveaux arrivés dans une université ou un département en particulier sont obligés de s’y soumettre sous peine de ne pas être intégrés. Cela remet complètement en cause la liberté fondamentale d’étudier dans les meilleures conditions sans subir de pressions extérieures.

Il est donc urgent que les divers gouvernements mettent en place une véritable réglementation visant à rétablir le droit pour chacun d’intégrer une université sans avoir à subir de bizutage.

On peut en effet déplorer que l’opinion publique et les politiciens ne s’insurgent que lorsqu’un drame survient alors que chacun a connaissance de ces agissements et que rien n’est été fait au préalable pour éviter ces dérives.