Avec l’apparition de différentes activités sur le web, on est souvent amené à établir la différence entre le crowdlending et le crowdfunding. Toutes deux se présentent comme de nouvelles manières d’investir en ligne et qui suscitent l’intérêt d’un grand nombre d’investisseurs. Bien que les deux notions semblent assez similaires, elles sont différentes sur certains points. Découvrez lesquels.

Comprendre le crowdfunding

Dans sa traduction littérale, le crowdfunding signifie « financement par la foule » ou plus généralement « financement participatif ». Il permet ainsi de regrouper les fonds nécessaires dans le cadre de la réalisation d’un projet en faisant appel aux potentiels intéressés.

Le concept participatif va mettre en relation les personnes désireuses de prêter leur argent à des entreprises. Il s’agit d’un concept en plein essor grâce au développement d’Internet où les plateformes spécialisées se multiplient.

Dans le système de crowdfunding, on dénombre trois formes principales de financement, à savoir, le don, le capital et le prêt. Parmi les trois, le don est le plus connu du public en vue de financer un projet entrepreunial, artistique ou caritatif. Selon les projets, le donateur peut recevoir en contrepartie un cadeau ou un exemplaire à un prix préférentiel du produit.

Qu’est-ce que le crowdlending ?

Le crowdlending ou peer-to-peer lending est un mode de financement qui permet aux investisseurs particuliers de prêter de l’argent directement à d’autres. Il s’adresse à des sociétés bien établies souhaitant mettre en œuvre un projet, sans avoir à passer par la banque. En retour, les prêteurs perçoivent une compensation financière sous forme d’intérêts.

Les cinq principales différences entre les deux notions  

Les principales différences entre le crowdlending et le crowdfunding résident au niveau de plusieurs points : leur support de financement, mais aussi le risque à encourir, l’horizon d’investissement, la fiscalité et pour finir le rendement.

 

– Si le crowdlending utilise des outils de financement de type « dette », le porteur de projet est informé au préalable de la durée de remboursement et du taux d’intérêt supporté. Or, le crowdquity ou crowdfunding va toucher le rendement au fur et à mesure de l’évolution du projet, du marché et des choix des managers.

– En tant qu’investissement par action, le crowdfunding est plus risqué qu’un prêt. En cas de difficultés, les prêteurs seront remboursés avant les actionnaires.

– Il en est de même au niveau de l’encadrement où le crowdlending reste encore plus intéressant. Il se déroule sur une période de 12 à 48 mois alors qu’avec le crowdfunding, rien n’est fixé.

– Sinon, l’avantage fiscal revient au crowdfunding, contrairement au crowdlending qui ne bénéficie d’aucun avantage en matière de fiscalité.

– Enfin, le rendement est connu à l’avance pour le crowdlending en raison des taux pratiqués compris entre 6 et 9 %. Il faut tout de même se prémunir, car certaines sociétés ont du mal à rembourser leur emprunt. Il est donc conseillé de diversifier les prêts.

En crowdquity, la volatilité des rendements est d’emblée plus forte. Soit, une raison de plus de bien choisir, et diversifier davantage ses projets que sur le crowdlending.