En principe, les comptines sont faites pour amuser les enfants. Ces chansons enfantines qui bercent l’enfant par leur innocence et leur naïveté.

Une nouvelle comptine débarque à la maternelle d’une école de banlieue parisienne. Il s’agit de « Chang le petit Chinois » qui décrit le portrait de ce petit personnage. Jugé raciste, les paroles de cette chansonnette racontent que les Chinois ont de petits yeux, mangent du riz et des litchis et portent des tongs.

Le collectif des Chinois résidents en France s’alarme

Sacha Lin-Jung,

Sacha Lin-Jung

Elle est restée inconnue jusqu’à ce que le président de l’association des Chinois résidents en France, Sacha Lin-Jung, a publié la photo du texte sur les réseaux sociaux il y a quelques jours. Notons que le texte a été repéré par un parent d’élève accablé. Depuis le mardi 26 décembre, date à laquelle elle est parue sur la toile, la comptine a semé la polémique. En lisant les vers dans leur intégralité, on décrypte dès le début des propos racistes : « Chang est assis / Il mange du riz / Ses yeux sont petits / Riquiquis ».

Polémique sur les réseaux sociaux

Depuis, le cliché a été partagé à plusieurs reprises sur Facebook et Twitter en provoquant un véritable tollé. Même ceux qui ne sont pas asiatiques ont négativement réagi face au texte. L’ Education Nationale s’apprête à saisir le rectorat pour éviter que la comptine ne se propage dans d’autres établissements scolaires français.

Si pour les uns, la comptine « Chang le petit Chinois » est destinée à présenter la Chine et sa culture aux enfants, pour d’autres, elle véhicule un message raciste. « Les ateliers du préau », l’agence d’activité périscolaire qui l’a distribué dans deux classes seulement a annoncé son regret, avant de se confier ne pas être l’éditeur de la chanson. Cette dernière aurait été « choisie par l’un de [leurs] intervenants en musique » sans avoir été validée par les responsables. L’agence compte désormais « renforcer les contrôles des textes associés aux musiques proposées » pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise de nouveau.